
Le LEI au-delà d’une exigence formelle
Le code LEI est souvent perçu comme une obligation formelle. Quelque chose qui doit être fait pour qu’un compte puisse être ouvert, une transaction traitée ou une exigence réglementaire remplie. Ce point de vue est compréhensible, mais il ne reflète qu’une partie de l’objectif du système LEI.
Un LEI n’est pas qu’un simple identifiant. C’est un cadre de données structurées. Sa valeur réelle devient visible lorsque l’on regarde au-delà des informations de référence de base, en particulier ce que l’on appelle les données de niveau 2.
Si les données de niveau 1 répondent à la question de savoir qui est une entité, les données de niveau 2 répondent à une question plus stratégique. Elles montrent qui contrôle en dernier ressort cette entité. À ce stade, le LEI cesse d’être une nécessité technique pour devenir une source d’informations commerciales pratiques.
Considéré de cette façon, le LEI devient non seulement un outil de conformité, mais aussi une base pour comprendre les relations entre les entreprises.
La différence entre les données LEI de niveau 1 et de niveau 2
Les données LEI de niveau 1 décrivent l’entité juridique elle-même. Elles comprennent des informations de référence essentielles telles que la dénomination sociale, la forme juridique, l’adresse enregistrée et la juridiction. En termes simples, elles établissent l’identité.
Les données de niveau 2 ajoutent une autre couche. Elles décrivent les relations de propriété. Plus précisément, elles indiquent si une entité a une société mère directe ou ultime et où se situe le contrôle réel.
Ces informations ne sont pas fournies sous forme de texte libre. Elles suivent une structure normalisée et vérifiée et sont lisibles par machine, comme défini par la GLEIF. Cela les rend comparables d’une juridiction à l’autre et aptes à être utilisées automatiquement dans tous les systèmes.
En pratique, les données de niveau 2 créent une vue officielle et cohérente à l’échelle mondiale des relations de propriété des entreprises.
Pourquoi la structure de propriété est importante dans le monde des affaires moderne
Dans l’environnement commercial actuel, les informations superficielles ne suffisent plus. Les entreprises ont de plus en plus besoin de comprendre qui se cache derrière une contrepartie, où les décisions sont prises et où se situe la responsabilité en dernier ressort.
Ce n’est pas théorique. La structure de propriété affecte directement l’évaluation des risques, la conformité et la confiance. Elle joue un rôle dans les services financiers, le commerce international, les décisions d’investissement et la sélection quotidienne des partenaires.
Une entité qui fait partie d’un grand groupe d’entreprises peut offrir stabilité et envergure. Dans le même temps, des structures de propriété complexes ou opaques peuvent accroître l’incertitude et les risques. Sans données normalisées, ces évaluations reposent souvent sur des hypothèses plutôt que sur des faits.
Les données LEI de niveau 2 aident à remplacer les hypothèses par une structure vérifiée.
Comment les données de niveau 2 sont utilisées en pratique
Les données de niveau 2 ne se limitent pas aux rapports réglementaires. Elles sont déjà utilisées dans des processus opérationnels réels.
Elles sont déjà utilisées dans des processus opérationnels réels, comme l’illustre la GLEIF dans son explication de la façon dont les données de niveau 2 répondent à la question de qui possède qui.
Les institutions financières s’appuient sur les informations relatives à la propriété lors du contrôle préalable de la clientèle et des vérifications KYC. Une vue claire et normalisée du contrôle des entreprises permet d’accélérer l’intégration et de réduire la nécessité de clarifications répétées.
Les grandes organisations utilisent les données de niveau 2 lors de l’évaluation des fournisseurs et des partenaires commerciaux. Ceci est particulièrement important dans les relations transfrontalières où les registres locaux peuvent ne pas fournir une image complète.
Dans la gestion des risques et la conformité, les données de niveau 2 soutiennent l’identification de l’exposition au niveau du groupe et des connexions cachées. Ces liens pourraient autrement rester fragmentés dans plusieurs sources de données.
Les régulateurs et les analystes bénéficient également de cette structure. Les données de propriété lisibles par machine facilitent la détection des schémas et des relations difficiles à identifier dans les informations non structurées.
Pourquoi la valeur des données de niveau 2 est souvent négligée
Malgré leur pertinence pratique, de nombreuses entreprises ne pensent pas activement aux données de niveau 2. Le renouvellement du LEI est effectué parce qu’il est requis, tandis que le contenu des données sous-jacentes reçoit peu d’attention pendant le processus de renouvellement du LEI.
Le LEI est souvent traité comme une passerelle. Tant que le code est valide, la tâche semble terminée. En réalité, l’utilité d’un LEI dépend de la qualité et de l’exactitude des données qui le sous-tendent.
Les entreprises dont les données de propriété sont correctes et à jour réduisent les frictions. Les banques, les partenaires et les contreparties peuvent s’appuyer sur les informations existantes au lieu de demander des explications supplémentaires.
La différence entre le respect d’une exigence et la préparation opérationnelle ne devient souvent visible que lorsque la rapidité et la clarté sont importantes.
Les données de niveau 2 en tant qu’élément d’un cadre de confiance mondial
L’objectif plus large du système LEI ne se limite pas à l’identification. Son objectif est de créer une couche de confiance mondiale où les relations entre les entreprises sont transparentes et comparables, un sujet que nous avons également exploré dans des articles liés au LEI sur notre blog.
Cette approche est constamment soulignée par la GLEIF, dont l’objectif va au-delà de l’émission d’identifiants pour s’assurer que les données LEI sont utilisables dans la prise de décision réelle. La valeur réside non seulement dans le fait d’avoir des données, mais aussi dans la possibilité de s’y fier.
Les données de niveau 2 sont un élément naturel de ce cadre. Elles aident à transformer les entités juridiques en éléments compréhensibles d’un réseau économique plus large.
Conclusion
Les données LEI de niveau 2 ne sont pas un détail facultatif. Elles sont un élément essentiel de la transparence dans le monde des affaires moderne.
Les organisations qui traitent le LEI uniquement comme une exigence de conformité respectent la norme minimale. Celles qui comprennent et maintiennent leurs données de niveau 2 se positionnent pour une coopération plus fluide, une gestion des risques plus forte et une plus grande confiance.
Un LEI est plus qu’un simple numéro. Lorsque ses données sont exactes et complètes, il devient une base pour des relations commerciales plus claires et plus confiantes.